Corine PAGNY, pensionnaire à la Villa Antonine

dimanche 25 février , performance dans l'atelier "galerie" du sculpteur Injalbert

un modèle vivant

 le mouvement capté dans l'instant

 le dessin est retroprojeté afin d'être  partagé instantanément avec le public.

http://www.corinepagny.fr/

Corine Pagny est née en 1959 à Saint-Pol-Sur-Mer,FRANCE diplômée de
 l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqué et des Métiers d’Arts de Paris en 1981. - Sociétaire de la Fondation Taylor-
Ses oeuvres sont exposées en permanence dans plusieurs  galeries et ont été achetées par des collectionneurs européens et internationaux (France, Belgique, , Pays-bas, USA, Australie,UAE,Corée du Sud…).

CORINE PAGNY : LA QUINTESSENCE DU TRAIT

article de : Salvatore Lombardo

L’indicible érigé en forme de palimpseste joyeux ou grave, Corine Pagny trace dans le plan et l’espace des formes et des visages. Graphisme délié, ponctué de couleurs vives. Scènes minimalistes prises à même le sujet. Ambiance expressionniste où la trajectoire curviligne du trait sombre évoque les dernières œuvres du grand Antoni Clavé ou les réminiscences cyclo-esthétiques de Paul Smith œuvrant pour Rapha.
Ce qui frappe au premier regard, c’est la vitesse lucide et lumineuse qui porte le trait à l’essentiel du signifié. Comme dans un texte de Robert Zimmerman ou une lithographie de Bob Rauschenberg. Tout est dit immédiatement. Sans remord, sans recours, sans artifice. Le mouvement de l’artiste rejoint sa volonté poétique d’expression. Comme dans une évidence en noir sur blanc. Sans autre limite que l’émotion née de l’imaginaire. L’encre alors, mais aussi l’aquarelle, l’acrylique ou la craie, autant de techniques au service du geste.
Rejoignant la dramaturgie esthétique d’un Franta ou d’un Ali-Khodja, l’œuvre se pose et s’affirme tandis que le trait prend consistance avec des à plat et des coulées. Le sujet s’expose et explose. Tout de beauté, de souffrance, de présence et d’absence.
Il y a du vertige en suspens. De l’amour. De la haine. De la vie en dépit de tout.
Je ne connais réellement Corine Pagny que depuis peu. Mais j’ai la révélation d’un travail attachant et impressionnant qui me restitue de manière drastique la globalité d’une vision artistique contemporaine. Sans stratégie mercantile, sans apriori médiatique ou critique, le travail au long cours de Corine Pagny est une invitation à l’introspection mélancolique. Mieux qu’un voyage, une idée de tous ces autres nous-mêmes que nous espérions rencontrer chemin faisant. D’une rive à l’autre d’une histoire de l’art qui se confond avec l’histoire des peuples, il y a là matière à redonner consistance esthétique aux rêves les plus fous.